
La Rosace des Coups
La Rosace des Coups :
cartographier le mouvement martial médiéval…
Lors de nos entraînements STURMBRECHER, nous travaillons régulièrement avec un outil de compréhension fondamental pour les arts martiaux historiques européens : la rosace des coups. Ce diagramme, inspiré des travaux de recherche de Mathijs Roelofsen, nous permet de visualiser et d’organiser la mécanique des frappes telles qu’elles nous ont été transmises par les maîtres médiévaux.
Notre illustration présente les huit gardes principales disposées autour d’une rose des vents centrale. Chaque direction correspond à une ligne d’attaque spécifique.
OCHS (le bœuf) en position haute garde la tête. PFLUG (la charrue) en position basse contrôle les approches inférieures. TAG (le jour) et les gardes intermédiaires permettent les transitions fluides. OBERHAU et UNTERHAU (coup du haut et coup du bas) forment les frappes maîtresses fondamentales.
Autour de cette structure centrale gravitent les gardes intermédiaires : EINHORN (la licorne), HANGEORT (la pointe suspendue), NEBENHUT (garde de côté), WECHSEL (changement), et d’autres positions qui forment le vocabulaire complet du combattant.
Nous passons de la théorie à la pratique :
Dans nos ateliers, nous utilisons cette rosace comme carte pour naviguer entre les positions. Un combattant ne frappe jamais au hasard. Chaque coup part d’une garde, traverse un angle précis de la rosace, et se termine dans une nouvelle position défensive. C’est cette fluidité, cette logique géométrique du mouvement, que les maîtres médiévaux ont cherché à transmettre.